11 Apr

Le bonheur au travail

Le travail….tout le monde aujourd’hui a peur de perdre son travail, peur de la crise.

Un nombre croissant d’entre nous est sans emploi et souffre d’un modèle économique qui a disparu, celui de l’emploi à vie.

Le travail fournit un moyen de subsistance voire d’opulence financière, la reconnaissance dans son milieu de travail et social au sens large, nous donne une place dans la société.

 Que se passe-t-il quand ce mode de travail disparaît?

Les moyens de subsistance disparaissent, la reconnaissance fait place à l’isolement et la place dans la société, le sens d’une grosse partie de notre vie, disparaît brutalement.

 On peut alors regretter ce mode de travail, ce qui est légitime.

Nous voyons tous les jours la détresse créée par cette situation: grèves, flux migratoires, désespoir, manifestations souvent légitimes, contre un système qui nous oppresse mais que nous entretenons par nos modes de consommation, si tant est que l’on en ait encore les moyens.

 À un certain moment, on peut aussi se poser les questions suivantes:

” A qui puis-je être utile? “

 “Quelles sont mes qualités naturelles, peut-être très simples, que je peux mettre au service des autres et qui leur produiront satisfaction et l’envie de me rémunérer, sans me demander un autre effort que celui de travailler avec passion à ce que j’aime faire? “

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 La réponse ne vient pas toujours tout de suite, elle met du temps, parfois beaucoup.  Cependant, elle peut émerger rapidement dans l’action: par le jeu d’essai et d’erreur, de jobs parfois temporaires ou par des formations.

En se souvenant de ce qui nous plaît de faire et que l’on fait bien, en changeant sans doute de fonction, d’entreprise, de statut (salarié, indépendant), on finit par trouver.

 Cela peut aussi demander de lâcher les représentations que l’on a du travail idéal (je veux être ceci ou cela, parce que ça paye bien, parce dans ma famille on fait comme ça…), de diminuer son train de vie, de ne pas ou moins s’endetter pour une voiture, une maison ou des vacances, de se libérer au maximum du système financier esclavagiste actuel pour découvrir simplement ce que nous faisons bien indépendamment de tout conditionnement social.

 Si nous faisons  quelque-chose de bien au service d’autrui, ou si nous décidons de faire ce que nous faisons habituellement, non plus en pensant seulement à nous et à nos peurs. Mais aussi en ayant la volonté de servir tout ceux qui sont affectés par notre travail, tout prend un sens, qui est  celui du bonheur, ici et maintenant, pas demain, ni au Grand Soir, pas lorsque j’aurais ceci ou cela, juste le bonheur de servir maintenant autrui en vivant de sa passion et de ses talents.

Frédéric Hambÿe

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